Conférence de Michaël Fœssel

FOESSELL’avenir de la liberté | VIDÉO (V.O. en français)

Cycle « Pensée Contemporaine »

06.11.2018, 19h30 | Auditorium Theo Angelopoulos - IFG

De 1750 à 1830, l’Europe traverse une époque d’intenses bouleversements politiques et sociaux. Entre ces deux dates, la Révolution française éclate comme un coup de tonnerre qui met à l’ordre du jour l’émancipation historique de l’humanité. Elle constitue un événement total : pour la première fois, la liberté devient, à la place de Dieu ou de la nature, le principal objet de la pensée, puisque la souveraineté du peuple et l’autonomie deviennent les horizons de la philosophie.

Chez des penseurs comme Rousseau, Kant ou Hegel, la liberté devient une idée à partir de laquelle il est possible non seulement de comprendre le monde, mais de saisir le sens de l’histoire.

Que nous reste-t-il, aujourd’hui, de cette croyance dans la liberté ?

Au moment où elle est proclamée partout, n’a-t-on pas perdu son sens politique ?

Le libéralisme dit-il de la liberté tout ce qu’il y a à en dire ou ne participe-t-il pas plutôt de sa dépolitisation au nom des vertus supposées du marché ?

Cette conférence tentera de montrer quel avenir demeure pour une liberté qui ne se réduise pas à celle d’entreprendre.

Après avoir enseigné à l’université de Bourgogne, Michaël Fœssel est aujourd’hui professeur de philosophie à l’École polytechnique. Membre de la revue Esprit, il codirige la collection L’ordre philosophique aux éditions du Seuil. Il est l’auteur d’une œuvre philosophique remarquée, dont Après la fin du monde : Critique de la raison apocalyptique (Seuil, 2013) et Le Temps de la consolation (Seuil, 2015, traduit en grec aux éditions Polis), La Nuit. Vivre sans témoin (Éditions Autrement, 2017), et dernièrement L’Avenir de la liberté (PUF).

Commentateur de Kant et de Paul Ricœur, spécialiste de philosophie allemande et de philosophie politique, il poursuit une passionnante réflexion à l’intersection du politique et de l’individuel, s’intéressant aussi bien aux affects, au problème du mal, à la démocratie qu’au cosmopolitisme.

Modération : Georges Faraklas, Professeur de philosophie politique, université Panteion de sciences sociales et politiques

Entrée libre, traduction simultanée